A Fouras, durant la nuit du 27 au 28 décembre 1999, les éléments se sont déchaînés, et nous ont rappelé que la nature sait parfois reprendre ses droits.
En quelques heures toute notre technologie a été mise au rayon des abonnés absents. A l'heure de l'internet il ne restait que la bougie pour s'éclairer et la cheminée pour se chauffer. La fée électricité nous a abandonné, partie rejoindre dans un tourbillon les branches d'arbres arrachées à leur tronc, les bateaux échoués sur la grève par leurs éléments naturels qui se sont acharnés avec une fureur indescriptible.
Les arbres, nos arbres, couchés sur le flanc comme autant de bêtes blessées, offrant leurs racines à la vue des passants, et gémissant dans des craquements sourds.
Le sable si cher à nos pieds l'Eté, les coquillages si cher à nos palais, ayant quitter l'estran et envahissant les rues pour emplir nos maisons et les transformer en capharnaüm.
Le tempête a laissé place, à un inventaire à la Prevert :"une antenne de télévision, une tuile, une cheminée, un réfrigérateur, une porte de garage, une poche d'huître..." et à bien des chagrins devant toute cette nature, Dame Nature comme certains peuvent la nommer, qui a ruinée en un instant toutes nos espérances face à ce désastre.
Je voudrais particulièrement remercier tous les pompiers qui durant cette difficile période ont exécuter leur tâche avec dévouement, et ont pris tous les risques afin de mettre en sécurité une population désœuvrée.
J'adresse par ce message une pensée émue à nos voisins de Port des Barques, qui comme nous ont vécus des heures difficiles.